Pouponnage

 

 

Devenir papa une première puis une deuxième fois ouvre évidemment de nouveaux horizons, y compris créatifs.

Tes cheveux

 

Et les cheveux en bataille
Toute attentive aux détails
Dans ton joyeux jargon
Tu nous fais la leçon

Et les cheveux à la diable
Tu divagues imperturbable
En cueillant des cailloux
A planter dans les trous

Et tes cheveux, tes cheveux
Tes cheveux devant les yeux
Tes cheveux mes aïeux
Tes cheveux (R1) impérieux / (R2) facétieux / (R3) délicieux

Et les cheveux de farceuse
Tu poses une prunelle curieuse
Sur les choses ici-bas
A grands coups de pourquoi

Et les cheveux en pétard
Tu te contes les histoires
Qui trottent dans ta tête
En rondes à paillettes

 

Et les cheveux de sirène
Dans ton bain de souveraine
Ton règne éclaboussé
Prend fin faut se sécher

 

Refrain 2

Et les cheveux de travers
Tu arbores une moue sévère
Pour tancer ta poupée
Qui fait pas c’qu’y faudrait

Et tes cheveux se rebellent
Quand tombent dans l’escarcelle
De tes mains éblouies
Des objets interdits

Et les cheveux en crinière   
Au réveil à la lumière
Tu préfères grappiller
Un câlin bien calé

Refrain 3

Et les cheveux au cordeau
Nattés autour du museau
Tu entres dans d’autres danses
Fin des vacances ou d’enfance



Simon

 

Simon
Du haut du mat d'artimon
Que vois-tu à l'horizon
Dis-nous que le cap est bon

Simon
Auras tu le pied marin
A quoi ça tient le destin
Demande à tonton Lucien

Simon
Tous ensemble sur le pont
Tenons ferme le timon
Contre tempête et typhon

Il est temps de lever la voile
Parfois la mer sera étale
Parfois t'auras le vent dans l'dos
Parfois faudra faire le gros dos
Nous allons passer au-dessus
Des magnificences des coraux
Ou des abysses ambiguës
Qui renferment monstre et trésor
Sois sûr que tu devras être fort

 

Allez cette fois on lève l'ancre
Vois, les seiches crachent leur encre
Il y a toutes les raisons qu'on parte
Par-delà les contours des cartes
Des inconnues à découvrir
Des terres sereines à conquérir
Là tu planteras ton drapeau
Un fanion pacifique et beau
Celui des curieux d'avenir

Tire, vas-y, mon gars, hissez haut
Ton bateau aux ailes d'oiseaux
Franchit l'entrée du port bientôt
Ta cale est remplie de cadeaux
Nous te laiss'rons le gouvernail
Dès qu'tu maitris'ras la boussole
Un lever de soleil grenaille
Salue notre équipage au vol
Vive la vie au gré d’Éole



Le toboggan

Cette chanson doit beaucoup de son inspiration au Cosmonaute de Georges Chelon.

 

T’es en haut du toboggan
L’échelle c’était ta maman
C’est pas l’tout d' jouer les grimpeurs
En piste vas-y n’aie pas peur
La glissade n’est pas sans heurts
Mais tu verras qu’ c’est grisant
Cette vie son mouvement
Profite la tête la première
Après on s’ra plus sévère
Je t’assure dans tous les cas
On te réceptionne en bas

Hop hop hop descends d’là
On te réceptionne en bas
Hop hop hop descends d’là

Tu vois l’bout du souterrain
Fin du parcours sous-marin
Encore 2-3 coups de palmes
Pour atteindre des eaux calmes
Plus besoin de ton scaphandre
Qui te reliait au ventre
Coupe le cordon, bienvenue
Petit poisson rose et nu
Sans accessoires encombrants
Ouvre tes mirettes en grand
Sur les visages de tes parents

Hop hop hop poisson-chat ?
Nage voir un p’tit peu par là
Hop hop hop poisson-chat ?

 

T’es arrivée au point d’chute
As-tu mis ton parachute
Attention cette fois l’avion
Va livrer sa cargaison
Après 9 mois de voyage
Délicat est l’atterrissage
En vol libre avec le vent
Le bruit, l’effroi, le froid mordant
Le plus dur c’est de gonfler
La voile, d’oxygéner
Tes poumons de nouveau-nés

Hop hop hop lance-toi
On t’accueille ici-bas
Hop hop hop lance-toi

T’es prête à entrer en scène
Depuis l’temps que tu t’entraines
Ta mère en sait qqchose
Tes entrechats furent grandioses
On languit que tu surgisses
Hors du cocon des coulisses
Quand tu verras la lumière
Tu sais c’qu’il te reste à faire
Apprivoise les projecteurs
Révèle-toi aux spectateurs
La foule de tes admirateurs

Hop hop hop faufile toi
Quelle belle entrée que voilà
Hop hop hop faufile toi

On t’accueille ici-bas
Nage voir un p’tit peu par là
Quelle belle entrée que voilà
Quel(le) bel(le) enfant



Petites annonces

 

Bébé tout petit
Recherche parents sans souci
Toujours bien disposés
Sereins et reposés
Solides et solidaires
Dans n’importe quelle galère

Bébé tout petit
Cherche famille chérie

Maman accomplie
Recherche bébé sans souci
Sans pleurs ni maladie
Éveillé plein de vie
Prompt à l’autonomie
Câlin, dormant la nuit
ça existe peut-être dans les magazines ?

Maman accomplie
Bébé tout petit
Cherchent famille chérie

Papa apprenti
Recherche maman sans souci
Qui co-gère de concert
Son rôle d’épouse et de mère
D’amante et de ménagère
Et bien sûr sans être mégère

ben voyons !

Papa apprenti
Maman accomplie
Bébé tout petit
Cherchent famille chérie

 

Maman épanouie
Recherche papa sans souci
Paré à mettre aussi
Les mains dans le cambouis
Tendre, ferme quand il faut
Jamais pris en défaut
genre doux et viril…

Maman épanouie
Papa apprenti
Bébé tout petit
Cherchent famille chérie

Papa plein d’envie
Recherche bébé sans souci
Qui babille à gogo
Qui obéit presto
Dont il puisse être fier
Pas trop dans les jupes de sa mère

Papa plein d’envie
Maman épanouie
Bébé tout petit
Cherchent famille chérie

Voilà la version idéale
Des p’tites annonces familiales
Pas sûr que dans la pratique
Tout soit aussi angélique
Quand qui s’y frotte s’y pique
Ça nous vaut des moments uniques




La cueillette de l'églantine

Le 1er vers de chaque strophe se termine par un prénom possible (en italique).

* La dernière strophe fait référence à une chanson de Serge Kerval : l'églantine des bords de Loire.

 

Nous avons divagué dans les vapeurs Marines
Au temps que tu baignais dans l’atoll protecteur.
La lumière azurée flattait les féminines
Arcades de tes yeux. Quelle en est la couleur ?

Lorgnons alors vers les savanes Léonines :
Du roi des animaux, sauras-tu t’inspirer ?
Un coup de patte, un coup de maître et illumine
Ta parenté de ta crinière ébouriffée.

Séduits par le museau de la trop douce Hermine
Malicieuse et futée, furetant les terriers,
Nous pressentons inquiets une fieffée coquine
Quémandant les câlins, au besoin déchainée.

 

Presserons-nous le jus sucré des Clémentines
Stridulées par les grillons au soir orangé
Goutant gourmands à tes fines mines poupines
Mais seras-tu un fruit de Méditerranée ?

Le temps est à la pluie, mettons nos Capucines
Comme ces moines qui capuchonnaient leur vie.
La fleur est une exquise et discrète héroïne
Venue de l’Amérique ; nous voulons du pays.

A la chasse aux prénoms, promeneur on chemine
Depuis les bords de Loire qui arrose l’Anjou.*
Et là nous te cueillons, délicate Églantine,
Sur ton buisson radieux, balancé d’un frou-frou.
Sauvageonne gracile, adoucit tes épines
Et déploie tes racines dans l’amour de chez nous.